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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 16:07

"Tu crois qu'on prononce Molla ou Mollar?"


Je m'excuse d'entrée de jeu pour le titre de l'article. Je souffre en effet depuis quelques jours d'une pathologie plutôt courante en ce beau mois de mai. Je veux bien sûr parler du "syndrome aigu de l'étudiant en fin de semestre". Et les symptômes sont plutôt désagréables. Je m'explique: mon cerveau est envahi de publicités sur les vins de Bordeaux, de prix de coton-tiges en Thaïlande et en Corée du Sud, de conventions de stage, de noms des grands magnats de l'intelligence économique, ou encore, de statues perses à tête de cheval. Tout cela a bien sûr un rapport avec les travaux que je dois réaliser dans le cadre de mon Master. 

Heureusement, le pire est déjà passé:

- business plan sur la commercialisation de coton-tiges en Asie: checked

-adaptation d'une publicité sur les vins de Bordeaux au marché britannique: checked

- réalisation d'un dossier d'intelligence informationnelle portant sur les équipes multiculturelles: checked

 

Mauvaise nouvelle, les examens sont loin d'être terminés: ce qui m'occupe en ce moment (entre autre), c'est la rédaction d'un dossier sur les stéréotypes. Sujet un peu plus léger, je vous l'accorde. J'ai donc entrepris de me lancer sur un sujet un peu sensible ces derniers temps: l'Iran. D'où, et nous y arrivons enfin!, le titre du billet. J'avoue que la prononciation du mot "Mollah" me perturbe un peu : étant donné qu'on prononce les H du nom du président iranien comme des R, (MaHmoud AHmadinejad devient MaRmoud ARmadinejad), doit-on utiliser le même procédé pour "le régime des Mollah"? Ce qui rendrait au final l'expression plutôt comique.

 

Outre cette petite boutade, le sujet de ce dossier, que j'ai baptisé "L'Iran dé-voilé: stéréotypes et représentation médiatique de l'Iran en France" est vraiment passionnant. C'est à la suite d'une lecture un peu fortuite que j'ai eu envie de m'y intéresser de plus près : un peu par hasard, en surfant sur les pages du Monde.fr, j'ai atterri sur le blog spécial Iran d'Armin Arefi, journaliste franco-iranien et auteur du livre Dentelle et Tchador (éd. l'Aube). Autant dire que le titre a eu l'effet escompté: quelques jours plus tard, alors que j'écumais les rayons de la FNAC à la recherche du troisième tome de la série Twilight (je me suis laissée prendre par la fièvre adu-lescente), je tombais -encore par hasard!?- sur le livre en question. En quelques secondes, j'avais oublié le but de ma mission première et me retrouvais, Dentelle et Tchador en mains, un étage plus bas, histoire de régler l'addition. Et pour rester autour du champ lexical du culinaire, j'engloutissais la bête en moins d'un week-end.Au fil des pages, l'auteur nous conte avec humour sa vie quotidienne au "Royaume des Aryens" (c'est en effet le sens du terme "Iran"): le résultat est plutôt décapant, et l'on y découvre l'enver du tchador. Un voyage "sous la jupe des mollah", comme le dit l'auteur, très divertissant.

 

Pour tout vous dire, je me suis lancée dans l'aventure un peu à l'aveuglette: avant ça, pour moi l'Iran, c'était un pays du Moyen-Orient parmi d'autres. Un peu comme l'Irak, un peu comme l'Arabie-Saoudite, ou encore l'Aghanistan, un bourbier, une terre de conflits et de violence. Un pays en forme de turban, couleur noir-tchador, et aux reflets vert-révolution/rouge-répression. Sans parler de l'arme nucléaire, du machisme, de la misère, de la violence. Du terrorisme. Bref, un tableau en nuances de gris et noir que nous peignons nous-même, sous l'influence des médias. Car, je ne rejette pas la faute sur eux (du moins pas entièrement) : il me semble plutôt que les artistes de cet effrayant portrait ne sont autres autre que nous-mêmes. Parce que nous sommes incapables de faire le différence entre un régime et un peuple : si le régime est ainsi, c'est que les habitants aussi, point. Nous refusons de faire preuve de discernement et de recul, nous préférons généraliser et catégoriser.

 

Au final, le stéréotype est un mécanisme bien humain. Le proverbe s'inversera ici: pourquoi faire compliqué lorsque l'on peut faire simple. Et je l'avoue, je suis moi-même la première victime de la "stéréotypisation" et une experte dans l'art de mettre les gens dans des cases.

 

 

Par Pauline
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 10:53

"Back to Wonderland"

 

J'ai été prise la main dans le sac: après avoir crié haut et fort que j'allais poser mon sac à dos en France pour un petit moment, j'ai déterré le guide du routard que j'avais caché au fond du jardin, et commence à tracer mon itinéraire au marqueur vert sur ma "carte du maraudeur". Je ne m'en vais pas bien loin, me direz-vous. Mais j'y vais.

 

Le retour du Japon m'a pris un peu au dépourvu: retour difficile à la vie angevine, "counter culture choc", Master qui ne correspond pas tout à fait à mes attentes ni à mon profil... S'en est suivi une longue série de remises en question, de "bilans de compétences" (bien sûr, le choix du terme est tout à fait fortuit), de recherches. Mais après quelques ondées, les beaux jours semblent faire leur grand retour, et le mercure remonte la pente. A croire que le mauvais feuilleton de ma vie ces derniers mois a quelque chose à voir avec les caprices météorologiques de notre douce France. 

 

Mais alors, où va-t-elle? vous demandez-vous. Point d'impatience! Je vous la donne en quatre: Romain Duris, sardane, sangria, costa dorada. Vous l'aurez compris: il y a de très fortes chances pour que je mette le cap sur Barcelone dès septembre.

J'avoue avoir beaucoup hésité avant de lancer ma demande pour la Universitat Pompeu Fabra: devant la tournure inattendue que prenait ma formation universitaire, il me semblait plus sûr de prendre racines en France, au moins pour quelques temps. Mais j'ai voulu me prendre pour l'Alice de Tim Burton (film que je n'ai toujours pas vu, soit dit en passant..), et faire mon grand retour au Pays des Merveilles. Et pour ma défense, malgré mes nombreuses excursions safranées, mon carnet d'exploration est encore bien vide: la Catalogne reste estampillée de la mention "terres inconnues", et j'avoue avoir tendance à lui coller des images plus que négatives sur le front. C'est donc le moment d'enfiler mes bottes et mon treillis vert kaki, et de partir à la chasse aux stéréotypes. Accessoirement, ce séjour universitaire d'une année sera l'occasion pour moi d'étudier dans une des meilleures facultés de traduction espagnole, de rajouter le catalan à ma combinaison linguistique (tout du moins, de me familiariser avec la langue), et de commencer à me spécialiser dans la traduction économique et juridique. Enfin des perspectives réjouissantes!

 

 

  D'ailleurs, voici l'image la plus repréntative de mon sentiment vis-à-vis de Barcelone. Pour la petite anecdote, près du parc Güell, la "grua" venait faire du repérage et embarquait en premier les voitures françaises. Souvenir un peu traumatisant pour ma jeune personne, à l'époque XD

 

grua segovia

/J'ai cependant pris cette photo à Segovia (où cette fois-ci, notre voiture a bel et bien été embarquée par la grue). Pourtant, je garde de très bons souvenirs de la ville... Le cerveau humain est bizarrement fait/

 

Par Pauline
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 19:55

"La terre est rose comme une cerise"

 

 

Le temps des cerises attendra encore quelques mois avant de s'installer au Japon; mais pendant que nous n'osons pas mettre le nez dehors sans notre parapluie, les Japonais sortent à découverts et profitent des averses de pétales qui s'abattent sur les parcs et les plages de Tokyo, Nara et Kobe. Et rien de tel pour faire patienter les inconditionnels de Bigarreaux qu'une fête en plein air: les cerisiers, rayonnants et épanouis à quelque mois de l'accouchement, se donnent en spectacle et ont enfilé leurs robes de bal rose pastel, invitant les badauds et autres flâneurs à voir la vie en rose.

 

Dans un article pour le Japan Times, Amy Chavez milite pour l'instauration d'un jour de fête national en l'honneur de cette explosion de nature tout à fait incroyable. Elle y décrit toute l'ampleur qu'a pris le phénomène sur l'île, et rappelle que les cerisiers en fleurs sont devenus un symbole incontournable du Japon dans le monde entier. Extraits (traduction):

 

" Le Japon a atteint son niveau d’alerte maximal : Code Rose. Je veux parler de l’alerte de fleuraison des cerisiers, évidemment, puisque les fleurs rougeoyantes des arbres déroulent le tapis rose d’un bout à l’autre de l’archipel, de l’île de Kyushu à Hokkaido. L’alerte Rose maximale est donnée lorsque la fleuraison des cerisiers est « mankai », c’est-à-dire à son paroxysme. (…)

Pendant la saison des cerisiers en fleurs, une fièvre rose s’empare du Japon : on se bouscule pour trouver un arbre libre sous lequel s’assoir et contempler les fleurs tout en buvant saké et bières. On appelle ce rituel O-hanami.    

Tout un éventail de produits roses et de snacks et boissons « saveur fleur de cerisier » font leur apparition dans les rayons pour vous faire voir la vie en rose. Si cette couleur vous insupporte, ne serait-ce qu’un peu, je vous conseille de quitter le pays pendant cette période"

Même les rues commerçantes sont décorées avec de fausses branches de cerisiers en fleurs en plastique rose. Je suis quasiment sûre que c’est fait exprès, pour permettre aux gens pris par le temps et trop occupés de profiter de la fleuraison.

  Même chose pour les vrais cerisiers, qui sont plantés le long des routes, bien en évidence, de manière à ce que les personnes qui font l’aller-retour en voiture depuis leur lieu de travail et qui ont peu ou pas de temps libre puissent tout de même grappiller un peu d’O-hanami. Comme un fast-food, il existe maintenant un drive-in qui passe par les allées de cerisiers en fleurs. (…)

Ce dont le Japon a besoin, c’est un Jour de Fête Nationale dédié à O-Hanami, pour que tout le monde puisse avoir un jour de repos pour profiter des arbres en fleurs. Après tout, il existe un « Jour de la Verdure », alors pourquoi pas une « Journée en Rose » ? Et les cerisiers en fleurs, qui sont déjà un symbole national du Japon, méritent un jour férié à leur nom"

Par Pauline
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 23:20

"Cherry cherry chéri"



19h12. Sur les quais de gare, l'envie nous a pris de goûter aux joies du cinéma et du tournage. L*, trench beige, lunettes noires et foulards dans les cheveux, saute dans le train en trainant son énorme valise derrière elle. Nous autres figurants, attroupés sur la plateforme 1 (à défaut d'une 9 trois-quart,) agitons nos mouchoirs, ou plutôt, nos parapluies. Même le temps est au rendez-vous: ciel gris-noir, giboulées de mars et légères raffales de vent font office d'effets spéciaux. Au loin, le coup de sifflet du contrôleur retentit, et le TGV s'ébranle. En moins de vingt secondes, le train a déjà disparu, engloutit par la ligne d'horizon et les contours flous de la nuit, en emportant  L* à des milliers de kilomètres.

Sur le chemin du retour, c'est à peine si je pense à la pluie qui me dégouline dans le dos. Je slalome entre mares et flaques d'eau sans vraiment pouvoir les éviter, et vole la vedette à Mister Bean en me faisant arroser par une voiture qui passait un peu trop près du trottoir. Coupez!

Plus qu'un film, c'est une nouvelle page de la vraie vie qui s'écrit. Une nouvelle séparation, certes limitée dans le temps, qui frappe à nos portes. Peu importe le nombre de voyages, à l'heure du grand départ, on n'est jamais préparés à se dire au revoir...
Le départ: ou la sempiternelle punition des linguistes et autres amoureux du voyage. C'est l'heure de tous les questionnements, la cinquante-neuvième seconde entre 23h59 et 00h00, le vide entre les deux bords d'un fossé. On est tiraillés entre la découverte et le chauvinisme, le neuf et le vieux, l'aventure et le confort. Ceux qui restent derrière et ceux qui viendront à notre rencontre...

Bref, venons-en aux faits: tout ça pour vous dire que le départ d'une de mes meilleures amies, qui s'envole pour 5 mois vers le Japon, m'a donné envie d'aller faire un petit tour du côté de chez les Geishas. Et justement, ça tombe bien! Pour cette deuxième étape de notre tour du monde virtuel, je vous propose une petite promenade le longs des allées de cerisiers en fleurs. Car justement, le Pays du Soleil Levant fête en ce moment "Hanami": littéralement, contemplation des fleurs, et surtout des fleurs de cerisiers. Depuis quelques jours, grâce à des températures un peu plus clémentes qu'en France, le Japon a enfilé sa robe de bal rose cerise.

Voici quelques photos, prises par Nikki, une amie américaine restée à Gaidai pour le deuxième semestre, pour vous donner une petite idée de ce à quoi ressemble "la contemplation des fleurs de cerisiers" dans les environs de Kyoto:

21056 10150104040805026 504605025 11228186 1504009 nFleur de prunier

21056 10150104047865026 504605025 11228251 2191828 nUne maiko préparant le thé

kyoto sakura

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japanese cherry blossom wallpapers vol 121 ez175
CherryBlossomsNinnajiTemple



Par Pauline
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 15:33
"Singapour: fini, le chewing-gum collé sous la chaussure!"


biodegradable-gum

Overblog ne s'est pas gêné pour me le rappeler lorsque je me suis connectée sur mon compte aujourd'hui (pour la première fois depuis une bonne trentaine de jours): à force de délaisser mon blog, Ohayô Japan est tombé en désuétude. Statistiques à l'appui (-65% de visites en un mois), on me somme de reprendre du métier.

 Cette semaine, je vous propose de m'accompagner dans mon tour du monde virtuel: notre première escale, Singapour. Marre de démarrer la semaine du pied gauche, la semelle collée à l'asphalte par le chewing-gum fraîchement machouillé que l'ados à casquette devant vous vient de cracher par terre? Il est temps de songer à partir vous installer à Singapour : en effet, depuis 18 ans, le chewing-gum est tout simplement venu rejoindre la longue liste d'interdictions et autres restrictions des libertés qui fait toute la réputation de la Cité-Etat sud-asiatique.

Tout a commencé en 1992 lorsqu'une porte de métro a refusé de se fermer, bloquée par... un chewing-gum! Réaction immédiate (et quelque peu démesurée?) des Autorités: le chewing-gum n'a plus qu'à prendre ses clics et ses clacs, et débarasser le plancher. Plus question pour lui de remettre les pieds en terres singapouriennes.

18 ans plus tard, l'interdiction est toujours en vigueur, au nom de la "propreté" et la non dégradation des lieux publics, et laisse transparaître la rigidité du régime en place dans une Cité-Etat où la liberté d'expression ou le droit de manifestation sont strictement controlés.

Voici un extrait de l'article "Still a sticky issue: Singapor keeps gum ban" (un problème gluant: Singapour maintient la loi sur l'interdiction du chewing-gum) d'Alex Kennedy, paru le 4 mars 2010 sur Yahoo! news

"L'interdiction, introduite pour la première fois en 1992, "est nécessaire à la réduction des déchêtset du vandalisme liés au chewing-gum", a déclaré jeudi aux législateurs Mohamad Maliki Bin Osman, secrétaire parlementaire au Ministère du Dévelopemment National. (...)

Depuis quelques années, Singapour cherche  à se forger une image plus cosmopolite et branchée afin d'attirer investisseurs et touristes. Cette nation de 5 millions d'habitants a ouvert les portes de son premier casino le mois dernier et a commencé à accueillir des courses de Formule 1 en 2008.

Mais le pays maintient des lois strictes à l'encontre des manifestations et du dialogue sur la religion et les races. Les sanctions pour des crimes mineurs tels que le vandalisme peuvent aller jusqu'à la flagellation, et les trafiquants de drogue sont souvent pendus.

Denise Phua Lay Peng, un membre du Parlement issu du parti au pouvoir, le People's Action Party, a exhorté le gouvernement à allouer plus de liberté aux citoyens. (...)

Phua a également fait part de sa frustration quant à la réputation de Singapour, connu dans le monde entier pour avoir interdit le chewing-gum.

"Une ville propre est plus importante que la liberté de mâcher un chewing-gum", a déclaré Mohamad. (...)

"Nos efforts pour créer un espace de vie sûr, propre et écologique nous ont rapporté bien plus d'éloges que de critiques quant à l'interdiction du chewing-gum" a t-il ajouté. "

Une chose est sûre: c'est le moment de se lancer sur le marché des bonbons pour l'haleine à Singapour!


Par Pauline
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 09:30
"Perfect Sushi"

     La mode US vous fait rêver? En surfant sur Etsy (un site web dédié aux bijoux et autres produits handmade -->ici), je viens de tomber sur LE collier de l'année! Attention les yeux, voilà ce qui se fait à Chicago en ce moment.......... (âmes sensibles, s'abstenir)

il 430xN.91268286

(Maki necklace sur http://www.etsy.com/view_listing.php?listing_id=31173777&ref=cat3_gallery_10)



     De grâce, ce n'est pas parce que je suis partie au Japon que je vais me trimballer avec une brochette de sushis suspendue autour du cou! Si par hasard vous pensiez, avec un peu de retard, à me faire un cadeau pour mon anniversaire, trouvez une autre idée! Merci.


     Au fait, juste pour info: le prix de cette création on ne peut plus "originale" (pour rester politiquement correcte), est de $20 USD... 高いですね!*





*Takai desu ne: c'est cher, hein?

Par Paolina
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 00:15

"La vie en rose"

     Voilà à peine deux mois que j'ai posé mes valises dans les contrées du Roi René, mais la grisaille angevine a eu raison de mon moral, et je songe déjà à repartir... J'ai supprimé la chanson de Tom Frager (Give me that love -->ici) de ma playlist, de peur de faire chauffer ma carte de crédit et d'acheter un billet d'avion pour partir avec Yannick, direction la Polynésie française, ou de tenter d'embarquer frauduleusement sur un vol pour la Réunion.

     A vrai dire, mon nouveau Master, que je découvre depuis quelques semaines, n'est pas des plus motivants, ni des plus fidèles à la maquette promise... Peu de projets stimulants, des cours où l'on nous explique que le substantif dérivé de l'adjectif "connoté" est "connotation" (non, sans blague? on me l'avait pas dit depuis le CE1), et des infos qui circulent mal (pour un Master de "comm' interculturelle", c'est plutôt ironique). Bref, vous comprendrez que je ne passerai pas à ma journée à faire de la pub pour les Masters de l'UCO pour les portes ouvertes.

     Heureusement, la cuvée BDE 2007/2008 reprend du service, avec cette fois un nouveau projet qui se met  tout doucement en place depuis quelques semaines: relancer l'IPLVie, journal de notre institut, tombé en désuétude depuis que la nouvelle équipe BDE a "pris le pouvoir" en septembre 2009. Me voilà donc affectée à la rubrique "presse internationale" et "blogs voyage". Et en pleine recherche de fonds pour éditer notre cher journal... Chers lecteurs(trices) de l'IPLV qui se balladeraient sur ce blog, n'hésitez pas à nous contacter pour rejoindre l'équipe (iplvie@gmail.com)! Nous avons évidemment besoin de bras (ou plutôt de plumes), et de bonnes idées!

En attendant, je cherche tant bien que mal des solutions miracles -et à moindre coût- pour grapiller des petits morceaux de dépaysement.

 1) Pour la barrière de la langue, un appel sur la plateforme 9télécom suffit... Vous pouvez essayer chez Alice, ça marche aussi... Quiproquos linguistiques garantis!

 2) J'écoute en boucle depuis quelques jours l'album "Beautiful Collision" de Bic Runga, et rêve de m'envoler pour la Nouvelle-Zélande, son pays natal (vous pouvez écouter "get some sleep" ici). J'alterne avec les écossais KT Tunstall (Hopeless -->ici) et Paolo Nutini (These Streets --> ici et Jenny--> ).

 3) J'en ai pour mon argent au restaurant japonais "Le Sakura", à Angers, en prenant le menu L ou le menu G. Je fais aussi un tour en Bretagne avec Charlotte et Césarine, à la crêperie la Crémaillère, rue Bressigny.

 4) Je suis scotchée jour et nuit à mon numéro hebdo de Courrier International et n'en lève le nez que pour aller écouter Zoran R. me demander de relire 5 fois l'article 15 du Traité de Lisbonne.

 5) Je surfe sur le site web de Ryanair pour trouver des vols en promo pendant le cours d'anglais commercial, histoire de partir à des milliers de kilomètres d'Angers

 6) Des dizaines de kilomètres seraient déjà suffisants, et je projette de faire une descente expresse direction la ville rose pour rendre visite à mes chers collègues londoniens.

 7) Je prévois virée shopping à Londres et d'aller boire un chupito à Grenade avec les anciens Gaidaisei (élèves de Gaidai) et les erasmus grenadins.

La vie (presque) en rose!


    

Par Paolina
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 17:21


"Le Tour du Monde en 150 jours"

10 bonnes raisons de partir un (deux!) semestre(s) à l'étranger


     Suite à de nombreuses questions de la part de "jeunes" IPLViens se préparant à partir, ou d'étudiants hésitants à se lancer dans la grande aventure de l'interculturalité, je vous ai concocté un article vantant les mérites du voyage universitaire. 10 bonnes raisons de sauter -les yeux fermés- dans le prochain avion à destination de Zagreb, Pretoria ou  encore Managua:

     1) Vous apprendrez que les Français habitent tous à Paris, ne se lavent pas car ils n'ont pas de douche dans leurs appartements, mangent des escargots tous les week-ends, et ne méritent pas de voir leur nationalité accolée au substantif "fries". Comment ça, ce n'est pas un avantage? Si vous avez un cours de "stéréotypes et représentations identitaires" à votre retour en France, c'est intéressant... Sinon, j'avoue que ça ne sert à rien.

     2) Vous deviendrez polyglotte en l'espace de quelques semaines! Les mots genki*, plooier*, chupito* ou encore kippe* feront partie de votre vocabulaire quotidien.

     3) Après quatre mois, votre niveau de croate ou de thai n'atteindra pas des sommets, mais l'anglais de Chuck Bass ou de Barney Stinson n'aura plus de secrets pour vous ( pour celui de Sheldon Cooper, je vous conseille de décrocher un doctorat d'astrophysique au préalable).

     4) Ce sera bien la première fois que vos profs ne vous en voudront pas lorsque vous ferez des fautes d'orthographe ou de grammaire aberrantes sur vos copies.

     5)  Votre mission si vous l'acceptez: faire un tour du monde en 150 jours des quelques trente nationalités -ou plus- représentées dans votre université d'accueil. C'est certes plus de temps qu'il n'en fallut à Jules Verne, mais lui n'avait pas besoin d'aller en cours.

     6) Vous pourrez monter votre propre réseau de couch surfing: plus besoin de réserver de chambre d'hotel quand vous partez à l'étranger, vous êtes accueillis à bras ouverts dans plus de 40 villes différentes -hors-hexagone, entendons-nous.

     7) Marre des pâtes et du riz? non, la solution n'est pas ebly. En Pologne, vous découvrirez la pomme de terre sous toutes ses formes, au Japon, vous ferez une overdose de choux chinois,en Espagne, vous supplierez le cuistot de vous proposer autre chose qu'un plat à base d'oeufs, et aux US, votre consommation de lait fera une chute libre. À votre retour, vous apprécierez d'autant plus le pain français.

     8) Quoi Yannick? T'es parti bronzer pendant 15 jours à Papeete pendant les vacances de Noël? Et bien MOI je suis parti plus de 15 semaines au Canada (ok, il faisait moins 30 dehors et j'ai pas vraiment pris de couleurs, et alors?)

     9) En virée shopping à Harajuku (Tokyo), vous pourrez piocher dans les gammes blue et black label de Burberry, introuvables en France et en Europe.

     10) Quand, dans la rue, quelqu'un vous demandera si vous avez "deux petites minutes" et tentera de vous faire signer une pétition Greenpeace, vous pourrez passer votre chemin en toute légitimité en rétorquant "No hablo español, sorry".

  
     Évidemment, étudier à l'étranger ne se résume absolument pas aux dix points que je viens d'énumérer. Pour le dire sur un ton un peu plus sérieux, ce sont des instants indescriptibles, des galères inracontables, des souvenirs impérissables. Ce sont des visages, des moments partagés, des découvertes de soi et des autres. Des séances de flamenco épouvantables, des cours de cuisine plus ou moins réussis- entre sushis difformes et okonomiyaki carbonisés-, une dégustation de whisky écossais un peu corsée... Des visites plus belles les unes que les autres - Conseil de Guerre avec le Shogun à l'Himeji-jo, plan d'attaque contre l'ennemi catholique dans le palais des Nasrides, embuscade de l'armée britannique auxs côtés de Bonnie Prince Charlie en Calédonie écossaise...
     Et parlons études, puisqu'à la base, c'est tout de même de cela qu'il s'agit: étudier à l'´étranger, c'est aussi  une façon de découvrir un système éducatif et d'apprentissage totalement différent: une part d'écrit plus grande, ou un accent mis sur les compétences orales, des supports de cours variés, de nouvelles méthodes d'apprentissage, ... stimulant!

En quelques mots: un véritable bain multiculturel pour qui sait ouvrir les yeux et en tirer profit.


*Genki (JP) : ça va?/ *Plooier (BEL): petit joueur/*Chupito (ES): shooter/*kippe (GER): clope

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Le Kinkaku-ji, à Kyoto

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Un concert en plein air aux accents multiculturels à Glasgow

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Une "peña" andalouse, sorte de bar à flamenco, à Grenade

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L'entrée du métro à Picadilly Circus, Londres

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Une branche d'amandier en fleurs au mois de février, à Las Alpujarras (province de Grenade)

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Quelques fleurs de bruyère les pieds dans l'eau au Loch Lomond, près de Glasgow

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En automne, les arbres s'habillent aux couleurs des temples de Fushimi Inari, près de Kyoto

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Pas de repos à Camden Market, Londres, même le dimanche après-midi

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Un coeur sculpté au creux des montagnes de Las Alpujarras (province de Grenade)

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Impossible d'échapper au Whisky à Inverness, près du Loch Ness

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Vue de Grenade la Blanche depuis le palais des Nasrides, à L'Alhambra

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Seuls au monde, sur l'île de Skye, Ecosse

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La Torre del Oro (tour de l'or) de Séville, étouffée par la chaleur andalouse du mois d'Août

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Entre la pierre grise d'Edimbourg, le bar aux couleurs criardes du chien Bobby


Par Paolina
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